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  • Photo du rédacteurJulius

Mon premier triathlon


Salut à toi Jiu Jiteiro!


Le titre s'éloigne du Jiu Jitsu.

Cependant, aspirant à être un athlète "complet" je me soumets régulièrement à des défis me sortant de ma zone de confort.


Je ne peux que t'inviter à en faire de même!


COMBATE!!!



Il est content Julius!


« Départ dans 1 minute ! »


Je suis dans l’eau du port de Thonon les bains, entouré des 300 autres participants du Triathlon.


Je porte ma trifonction courte, une combinaison légèrement rembourrée aux fesses, qui me permet de pratiquer la nage, le vélo et la course à pied, sans changer de tenue.


La grande majorité des autres concurrents porte une tenue longue, qui protège mieux du froid (l’eau est à 19°C) et qui permet une meilleure flottaison, donc moins d’effort dans l’eau, mais demande plus de temps pour la retirer en sortant de l’eau.


3, 2, 1, Départ !!!


Après 3 mouvements de crawl, j’ai l’impression d’être dans une machine à laver.


L’eau est un véritable bouillon, je reçois des coups dans les mollets, mes mains heurtent les bras des autres nageurs, je ne vois rien devant moi.


J’ai dû parcourir 100m, sur les 750m, et je suis à la limite de la crise de panique.


J’ai l’impression de ne pas avancer, je n’arrive pas à reprendre ma respiration, j’avale de l’eau, je me dis : « voilà où ta grande gueule t’a mené… Tu vas crever ici ! ».


Je pense à mes enfants qui sont sur la rive à m’encourager.


Evidemment, je ne les vois pas ni ne les entends, car cette foutue voix intérieure me dit que je suis une merde…


« Pense aux enfants Julius ! Exemplarité ! »


Mon mental change soudainement. J’allonge mon expiration, je tends les bras et c’est parti !

Je suis lancé ! Finalement, c’est plutôt cool, je rattrape beaucoup de participants, je prends confiance.


Je négocie bien les passages des bouées qui provoquent des goulots d’étranglement.

Tout en nageant, je repense à 2004.


Je suis militaire, déployé au Tchad pour 4 mois. J’ai accès à une piscine et je décide d’apprendre à nager le crawl convenablement, car à ce moment, je suis au bout de ma vie après 100 mètres.


Après des débuts laborieux, j’enchaine quotidiennement 2000m de crawl, non stop. Je repars du Tchad avec une nouvelle compétence et une grande fierté ! Qui apprend à nager dans le désert ?


Retour à la course.


J’aperçois l’arrivée, je me sens bien, j’accélère.


A la sortie de l’eau j’entends mes jumeaux qui m’encourage. Booster Max !

Je cours jusqu’à l’aire de transition où je retrouve mon fidèle vélo de course, le même depuis 2008.


Avant toute chose, je m’hydrate avec quelques gorgées d’électrolytes mélangés à de l’eau.

Je fais le choix d’enfiler une paire de chaussettes pour un meilleur confort de course, car je sais que mes chaussures de cycliste sont assez rugueuses.


Je mets mon casque, lunettes, ma gourde est déjà installée sur le porte bidon. Je prends un gel énergétique que je compte consommer sur la route.


Là, moment de doute. Je ne sais pas où je vais foutre ce foutu gel. Je n’avais pas pensé à ce moment.


Je me rappelle que j’ai une très petite poche de dos et j’arrive à la glisser tant bien que mal à cause de la combinaison encore mouillée.


Je sors de la zone de transition en courant à côté de mon vélo (c’est la règle), j’enfourche ma monture et c’est parti !


J’adore le vélo.


Je m’y suis mis en 2008, après m’être déchiré un mollet lors d’un trail. Incapable de courir plus de 20 minutes et débordant d’énergie, j’avais besoin d’une activité qui me permette de bouger, assez proche de la course à pied.


Je parcourais 50km chaque jour pour aller au travail. Chaque trajet se transformait en course contre la montre au cours de laquelle je cherchais à battre mon record… Souvent aux dépens de la sécurité routière…


Retour à la course. Le parcours de 23km se résume à un peu de plat, une montée d’une dizaine de kilomètres et la descente.


Personne ne me double.


J’adore la montée, mais je sens énormément mes lombaires (je vous explique pourquoi plus loin).

Je rattrape beaucoup de concurrents.


J’ai les cuisses qui brûlent mais je prends beaucoup de plaisir. Je me revois gravir, il y a plusieurs années, les cols situés autour de chez moi, lors des sorties longues du dimanche matin.


Je m’hydrate à l’eau uniquement, toutes les 5 à 10 minutes, par petites gorgées.


Je consomme le gel que j’ai embarqué, en 2 fois, lors d’un replat et une fois le « sommet » atteint.


Lors de la descente, je file à toute allure, mais les voitures (la route n’est pas fermée) m’obligent à freiner.


Sur les derniers kilomètres assez plats, j’utilise la position aérodynamique grâce à mon prolongateur de guidon.


Je dépasse encore d’autres concurrents, je me sens très bien.


Aire de transition.


Je dépose le vélo, retire l’attirail de cycliste et enfile mes baskets. Je bois quelques gorgées d’eau et électrolytes dans ma gourde prévue pour les transitions, et c’est parti pour les 5km de course à pied.


A une époque, ça aurait été une formalité. Une époque lointaine…


Je me rappelle de ma course record du 10km. 34 minutes 30 secondes… c’était il y a 20 ans, quand je courais tous les jours !


Ma seule préparation de course à pied lors des 2 derniers mois se résume par 5 sorties de 15 à 30 minutes à une allure de retraité.


La raison ? J’ai des légères douleurs dans les tendons d’Achille et je ne veux pas me blesser bêtement.


Je fais 80kg, soit 7 kilos de plus que lors de mes dernières courses, en 2007.

Bon, ces kilos supplémentaires, c’est du muscle !


Bref, j’adapte ma foulée et me concentre sur chaque pas.


Au bout du 1er kilomètre je sens une compensation sur la jambe droite.


Dialogue interne : « Julius, tu vas arrêter de te plaindre et te sortir les doigts du cul ! »

Je garde un rythme régulier, je suçote le peu de gel énergétique restant dans ma poche et bois une gorgée d’eau au ravitaillement de mi-course.


J’ai surveillé mon hydratation depuis le départ. Il fait chaud et ça se sent bien lors de la course sur le bitume.

Je transpire, ce qui reste un bon signe. L’inverse serait problématique.


Je m’accroche à un coureur du dimanche qui fait son footing en dehors de la course. Cela me donne un bon rythme.


Il reste 1 km alors je décide d’augmenter la cadence.

Pas de douleur tendineuse, les cuisses et mollets sont bien.

J’entends mes enfants : « Vas-y papa ! ».

J’accélère, pour finir en beauté.


Je passe la ligne, j’entends le speaker qui prononce mon nom, « 86ème place ».


C’est plié !!!





Ma « préparation » (si on peut lui donner ce nom !)


J’ai décidé de le faire 2 mois avant.


J’ai fait en tout :

6 séances de natation de 18 à 25 minutes

5 séances de vélo de 30 minutes à 1heure

5 séances de course à pied de 15 à 30 minutes


Voilà pour le spécifique.

Pourquoi si peu ?


Mes séances de natation ont été faites à l’opportunité. Vacances au Mexique, bronzette au bord du Lac Léman.


Pour le vélo, la météo a vraiment été pourrie. Chaque sortie se faisait avec le vent. Et j’ai mal anticipé le temps nécessaire à la pratique.


Pour la course, j’ai déjà expliqué plus haut.


Mais !


J’ai fait de la musculation 4 à 5 fois par semaine, sachant que je préparais un concours de soulevé de terre, réalisé la veille du triathlon, pendant lequel j’ai effectué 17 répétitions avec une barre de 150kg.


Je me suis entrainé en Jiu Jitsu brésilien 1 à 2 fois par semaine.

A cela, j’ajoute mon cours de capoeira du mercredi soir.

Je fais entre 12000 et 20000 pas chaque jour.


Je pense que c’est ce volume horaire d’entrainement hebdomadaire, depuis des mois (années ?) qui m’a permis de m’aligner sur ce triathlon sans trop subir pendant la course, et me sentir opérationnel lendemain de la course.



Equipement


Je suis très basique !


Pour la natation j’ai une combinaison trifonction à moins de 50 euros chez Décathlon, un bonnet de bain 1er prix et des lunettes speedo d’entrée de gamme.


Pour le cyclisme, mon matériel date de 2008. Un vélo Lapierre cadre aluminium et fourche carbone et un groupe Shimano Ultegra d’origine. J’ai ajouté un prolongateur de guidon à l’achat du vélo.


Je n’ai pas de compteur, ni de montre ni de cardio fréquencemètre. J’ai eu tout ça par le passé. Mon but pour le moment est de performer avec les moyens du jour et pas en fonction des chiffres.


Pour la course à pied, une simple paire d’asics à 70 euros.



Alimentation


Compléments pendant la course :

Electrolytes et gels énergétiques Aptonia (Décathlon).


Mon repas la veille de course :

140g de thon en boite, 200g de riz blanc (poids cuit) et un peu de haricots verts

Sel et huile d'olive


Le matin de la course :

4 œufs au plat, 100g de riz cuit, 50g d’avocat, 1 carré de chocolat noir.


Dès la fin de la course :

Eau + électrolytes

Pastèque


Repas après la course :

3 œufs au plat, 1 boite de maquereaux, haricots verts, 200g de riz cuit, sel et huile d'olive

1 carré de chocolat noir.


L’alimentation est propre à chacun et je vous invite à tester au préalable toute stratégie alimentaire.


Allez donc jeter un œil à ma vidéo sur le sujet.


J’espère que mon ressenti et les informations fournies pourront vous aider à vous lancer, quel que soit votre objectif.


Finalement, je suis heureux d’avoir fait ce triathlon. Je viens même de m’inscrire pour le prochain avec pour objectif de faire un meilleur chrono !


PARO!!!



Quel objectif t'es tu fixé pour les prochains mois?



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2 comentarios


Rudy Coia
Rudy Coia
25 jun 2023

Super ce retour d'expérience ! :)

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Julius Bjj
Julius Bjj
26 jun 2023
Contestando a

Merci Rudy!

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